L’idée d’être humoriste a traversé l’esprit de Philippe alors qu’il était encore très jeune. À l’âge de dix ans, il est allé voir un spectacle de Michel Courtemanche duquel il est sorti en disant : « Je veux faire rire les gens plus tard! » Très bon vivant de nature, Philippe Laprise a toujours laissé une place à la créativité et aux activités culturelles dans sa vie.
Dès le secondaire, il s’impliquait déjà dans les spectacles et dans la ligue d’improvisation de son école. « On faisait un Bye Bye à la fin de chaque année scolaire où l’on parodiait des équipes sportives, des profs; c’est quelque chose que j’aimais beaucoup faire », explique-t-il. Mis à part son côté artistique, l’humoriste a aussi pratiqué quelques emplois d’été au cours de son secondaire. Il a été commis aux fruits et légumes dans une épicerie de sa région natale, le Saguenay — Lac-Saint-Jean. Il a aussi travaillé à la ferme en faisant les foins durant plusieurs étés et il se souvient avoir distribué les journaux pendant une courte période, car il avoue ne pas être lève-tôt de nature.
À la recherche du plan B
Lorsqu’est venu le temps de s’inscrire au collège, il était clair pour Philippe qu’il lui fallait trouver un plan B à l’humour. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a poursuivi un diplôme d’études collégiales Techniques d’éducation spécialisée. Il a travaillé dans ce domaine un peu plus de quatre ans, pendant qu’il conciliait de petits contrats reliés au domaine de l’humour. Après ces années en tant qu’éducateur, il a pu se consacrer à 100 % à son métier d’humoriste. « C’est important d’avoir un plan B, parce que le métier d’humoriste, ce n’est pas un métier facile et le cheminement ne l’est pas non plus. Ce n’est pas tout le monde qui réussit à traverser l’étape des bars. Je me considère vraiment chanceux de pouvoir donner mon spectacle sur une scène », affirme-t-il. Le seul point négatif qu’il souligne à son métier est de ne pas toujours être assez présent pour ses proches lorsqu’il est appelé à partir en tournée à travers le Québec. Mais sinon, ce métier lui permet de s’épanouir pleinement en plus de s’amuser tout en travaillant.
« On faisait un Bye Bye à la fin de chaque année scolaire où l’on parodiait des équipes sportives, des profs; c’est quelque chose que j’aimais beaucoup faire » - Philippe Laprise, humoriste
Une question de chance ou de talent?
Pour percer dans le milieu de l’humour, il faut sans aucun doute de la persévérance, mais selon notre artiste, il faut aussi avoir un excellent sens de la dérision. En fin de compte, la technique vient seulement peaufiner le talent brut de l’humoriste. « Le conseil que je pourrais donner est de toujours croire et foncer. Surtout ne pas avoir peur de se planter. Parce que lorsqu’on se plante, c’est toujours pour mieux se relever. » Très authentique et toujours au ton enjoué, Philippe Laprise termine l’entrevue en apportant un second conseil primordial : « Ne lâchez pas l’école! »
PLUS
Tout au long de 2011, Philippe Laprise est en tournée à travers le Québec. Pour plus de renseignements, visitez le www.philippelaprise.com.

