Ayant toujours voulu devenir comédienne, Marie-Chantal Perron savait qu’elle se retrouverait un jour ou l’autre à l’intérieur d’une école de théâtre. Bien qu’elle ait été prise dès sa première audition à l’École nationale de théâtre, elle admet ne pas avoir toujours été une élève très disciplinée. « Au secondaire, pour ce qui est des mathématiques, tout ce qui était le côté scolaire, je ne me retrouvais pas beaucoup là-dedans. Je n’étais pas dans les meilleures de ma classe et je trouvais ça pénible, mais lorsque venait le temps des activités parascolaires, j’étais toujours la première partante! »
Cependant, l’artiste affirme être contente d’avoir réussi l’école secondaire aujourd’hui, malgré les quelques difficultés éprouvées à l’époque! « Aujourd’hui, je me rends compte que c’est important de savoir bien écrire et de connaître les mathématiques. C’est important, même si on n’aime pas l’école, de se retrousser les manches et de passer par là quand même! Le fait de traverser par-dessus ces cinq années peut apporter la liberté de faire ce que l’on veut à l’avenir et en faciliter le parcours. Pour faire un parallèle avec l’école et la vie en général, il y a aussi des étapes que l’on préférerait ne pas traverser. D’avoir réussi à franchir le secondaire, ça nous rend plus fonceurs, plus débrouillards et peut-être moins gâtés. Parce que nous ne pouvons pas toujours choisir ce qui nous attend dans la vie… »
Son entrée à l’École nationale de théâtre
Sa participation à l’École nationale de théâtre lui a fait découvrir de nombreux aspects du métier de comédienne. « Certains professeurs qui nous enseignent là-bas sont déjà des gens du milieu. J’ai eu la chance de travailler avec René-Richard Cyr, Denise Filiatrault, donc oui, j’ai beaucoup appris. Cependant, lorsque je suis arrivée devant une caméra, étant donné que moi j’étais préparée uniquement pour le théâtre, cela a été également très formateur! »
Et la collection de vêtements dans tout cela!
C’est un peu plus tard que Marie-Chantal a commencé à écrire une histoire dont le personnage principal était une couturière. « Je me questionnais plus à savoir ce que la couturière allait confectionner plutôt que ce qu’il devrait arriver au personnage! C’est à ce moment que je me suis dit que je ne voulais pas écrire, mais bien coudre! » La mère de Marie-Chantal était couturière, elle a initié sa fille à la couture lorsque celle-ci était plus jeune. « Quand j’étais adolescente, elle ne confectionnait plus mes vêtements, mais je magasinais à des endroits où j’avais l’unicité des pièces, comme à l’intérieur des friperies. J’étais capable de me confectionner moi-même quelques petits trucs. J’étais débrouillarde! »
Avant d’entamer sa propre confection, la comédienne a tout d’abord suivi des cours de couture intensifs et c’est par la suite qu’elle a découvert une vraie passion pour ce métier. « J’ai commencé à coudre et j’ai démarré ce projet de manière obsessive! Je cousais comme si, parce que j’avais trop de vêtements dans ma garde-robe, il fallait que j’en fasse pour les autres! Au départ, je ne m’étais jamais vue comme une boss qui veut créer sa business, mais finalement, j’ai décidé de créer ce patron à ma manière. J’aime stimuler les employés qui travaillent avec moi, je préfère leader le projet plutôt que jouer le rôle de la police auprès des employés. Régler les conflits entre eux et gérer tout cela, ça ne me ressemble pas du tout, c’est pourquoi je suis entourée et quelqu’un d’autre se charge de tout cela. »
J’aimerais me partir ma propre petite entreprise, comment dois-je m’y prendre?
Ce que Marie-Chantal suggère tout d’abord est de commencer tranquillement son projet. « Je pense qu’il est important de commencer petit, mais surtout à la grandeur de notre énergie. Il ne faut pas s’essouffler dans notre projet, sinon on va être porté à abandonner. Il faut évidemment accorder du temps et du travail à sa passion pour être fier du résultat. Être fier de ce que l’on accomplit, c’est primordial! Oui, c’est correct d’écouter les commentaires, mais si j’ai un conseil à vous donner, c’est de ne pas trop écouter les conseils! » affirme-t-elle en souriant !
Même si je n’écoute plus les conseils, celui de Marie-Chantal Perron, quel serait-il?
« Je conseille aux étudiants de partir leurs affaires! Relevez vos manches, puis adonnez-vous à votre passion. Pour ce faire, c’est sûr que c’est beaucoup de travail et c’est une chose qui demande extrêmement de discipline et de rigueur! Au final, par contre, ça procure une grande liberté de faire ce que l’on souhaite dans la vie! »

