« Au départ, je voulais être photographe lorsque j’ai terminé mes études secondaires, mais mon dossier scolaire ne me permettait pas d’accéder à la formation. J’ai donc entamé un programme collégial en cinéma, que j’ai finalement abandonné. Probablement parce que ce n’était pas ce que je désirais faire au départ… », explique Caroline.
Par la suite, elle a découvert le domaine de la vente auprès de l’entreprise familiale. Puis, elle s’est trouvé un emploi dans une imprimerie spécialisée en grand format. C’est d’ailleurs à l’intérieur de cette compagnie qu’elle a dû côtoyer des designers et des architectes dans le cadre de son travail. « À partir de ce moment-là, j’ai commencé à considérer un peu le métier de designer, parce que mon côté créatif n’était pas suffisamment exploité lorsque j’étais dans le domaine de la vente. »
Le déclic!
C’est lorsque Caroline franchit le cap de trentaine qu’elle se remet sérieusement en question. À ce moment, elle travaillait en tant que représentante aux ventes pour un journal. « Je me suis aperçue que c’était un milieu dans lequel j’étais malheureuse. Malgré le fait que je réussissais très bien, j’ai réalisé que ce n’était pas un domaine dans lequel je m’épanouissais. Le milieu de la vente est un domaine compétitif où il y a une forte pression et je cherchais à davantage exploiter mon côté créatif! »
Trouver les ressources nécessaires!
À partir de ce moment, elle est allée consulter une conseillère d’orientation. Après plusieurs rencontres, le portrait dressé correspondait au métier de designer intérieur. « J’avais déjà cette idée en tête, mais le fait de me questionner à savoir ce que j’aimais m’a uniquement permis de valider avec la conseillère que c’était bel et bien un métier dans lequel je devrais étudier. » Avant de s’inscrire à l’intérieur de la formation, Caroline s’est informée auprès de différents designers d’intérieur ou dans des écoles pour s’initier aux divers aspects du métier. « Je téléphonais pour connaître à quoi ressemblait une journée typique, pour savoir quel était le salaire moyen, pour être au courant des perspectives d’emploi, etc. »
Un retour aux études et les inquiétudes
Caroline a connu aussi plusieurs craintes avant son retour aux études. « L’aspect financier était quelque chose qui me tracassait. Je m’étais habituée au rythme de vie d’une jeune femme salariée, donc le fait de me trouver un emploi à temps partiel pour entamer des études était quelque chose qui m’inquiétait au départ. De plus, lorsque j’étais au secondaire ou au collège, je n’excellais pas dans toutes les matières. Je n’avais pas toujours de bonnes notes lors des examens. Cela me rendait très anxieuse. Finalement, lorsque j’ai commencé la formation intensive en design d’intérieur, j’étais l’une des meilleures de ma classe et j’ai obtenu de très bons résultats! »
Des inquiétudes qui en ont valu la peine!
Désormais, plusieurs formations sont offertes de manière intensive. « C’est important de faire ce que l’on aime dans la vie. Parce que nous allons l’exercer longtemps, ce métier. C’est la raison pour laquelle je crois qu’il est d’autant plus important de prendre le temps nécessaire pour étudier dans un domaine qui nous fera aimer son travail tout au long de sa carrière. Il y a des formations intensives très intéressantes qui s’offrent et le fait que les études soient de courte durée est un grand avantage selon moi, pour une personne qui désire faire un autre choix. Je n’ai aucun regret en ce qui a trait à ma réorientation de carrière. La démarche a été facile. Je n’ai pas eu d’embûches, ce qui me prouvait que j’étais aussi sur la bonne voie! »
Le conseil de la pro
« Si vous n’êtes pas certain de ce que vous désirez faire dans la vie, je vous suggère d’aller rencontrer un conseiller d’orientation. Pour ma part, ces consultations m’ont beaucoup aidée à en apprendre davantage concernant mes goûts et mes intérêts. »
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