« Plus jeune, je ne pensais jamais que j’allais être un musicien. C’est un jour, en 2e secondaire, quand j’étais avec Pierre (chanteur de Simple Plan), que mon professeur de français nous a suggéré de faire de la musique. Pierre jouait de la guitare et chantait, l’autre gars jouait de la basse, donc il restait uniquement la batterie. J’ai donc commencé à pratiquer de cet instrument », explique Chuck. C’est à l’intérieur des « talents-show » à l’école secondaire que Pierre et Chuck ont joué devant leur premier auditoire. Après avoir repris une chanson d’un groupe connu, ils ont préféré composer leur propre musique, contrairement aux autres groupes de leur école. « Au début, ce que nous composions n’était pas très bon, mais finalement, cela s’est développé avec le temps. C’est d’ailleurs un conseil que je pourrais donner : ne pas avoir peur d’essayer et de prendre des risques! Il faut un moment donné mettre nos peurs de côté et se lancer! » suggère Chuck.
Quatre des membres actuels du groupe de Simple Plan se sont rencontrés au collège Beaubois. « Lorsque j’étais au collège, j’étais quand même studieux et neutre. J’ai toujours été un compétitif dans la vie, que ce soit dans les notes, dans le sport… je voulais toujours bien faire et mieux que les autres. Mes parents n’auraient pas accepté, de toute manière, que la musique nuise à mes études », poursuit-il. C’est lors de son entrée à l’université McGill, en droit, qu’il décide d’abandonner pour tenter sa chance dans la musique. « J’ai toujours cru que je serais un avocat, il y en a beaucoup dans ma famille qui pratiquent la profession. Le groupe que j’avais à l’époque fonctionnait bien, je me voyais mal ne pas saisir cette opportunité. J’avais surtout peur de regretter par la suite de ne pas avoir tenté ma chance dans le domaine de la musique. C’est pourquoi je l’ai saisie! Nous disions à nos familles qu’un jour on ferait des albums et qu’ils seraient vendus partout en Chine, en Europe… On était convaincus que notre projet allait fonctionner! » de s’exclamer le batteur.
Et la célébrité?
« La célébrité, on la détient en travaillant et en misant sur ce que l’on peut faire. Nous misons sur notre musique, sur nos compositions, pas nécessairement pour la célébrité, mais pour qu’elle soit écoutée », exprime Chuck. C’est la raison pour laquelle album après album, les membres du groupe travaillent à peaufiner continuellement leur produit et leur talent. « Le succès est beaucoup plus gratifiant lorsque nous avons mis les efforts et le temps nécessaire. C’est normal que parfois, lorsqu’on amorce un projet, les résultats puissent tarder, mais il faut être patient et persévérer! Ça fait peut-être "old school", mais il n’y a pas de voie facile : la clé, c’est le travail! »
La vie d’un band!
Ils en sont maintenant à leur quatrième album, Get your heart on, toujours avec les mêmes cinq membres, ce qui est plutôt rare pour un groupe de musique aujourd’hui. « Ça demande beaucoup de communication, puis l’on doit travailler ensemble. Pour le 4e album, on a écrit 75 chansons pour finalement en choisir uniquement 11. Oui, je suis compétitif, mais le meilleur sentiment que l’on puisse avoir est la compétition avec soi-même. Il est important de toujours vouloir se surpasser et de faire de mieux en mieux pour les albums, pour chaque entrevue, pour chaque prestation… partout on se doit d’être à notre meilleur! » explique Chuck.
La morale… dans cette histoire
« Trouve ce qui te PASSIONNE dans la vie! Expérimente, sois curieux, pratique quelque chose qui te fait tripper! Ton père ou ton prof vont peut-être vouloir que tu fasses autre chose, mais tu dois pratiquer quelque chose que toi tu aimes. Il faut mettre l’effort nécessaire et ne compte pas les heures que tu y consacres. Osez! Osez penser grand, peu importe si les gens essaient de vous décourager. Il n’y aurait jamais eu de succès si personne n’avait un jour jamais songé à des rêves audacieux! » Chuck.
À ne pas manquer:
Le 20 septembre prochain, Simple plan avec l’Orchestre symphonique de Montréal offre un spectacle-bénéfice dans la nouvelle salle de l’OSM à la Place-des-Arts!

