La carrière artistique de Nicolas Archambault a commencé dès l’école secondaire. En deuxième secondaire, il quitte l’Académie Sainte-Thérèse pour une école dans Saint-Léonard où le programme Sport-études spécialisé en danse vient de s’ouvrir. « J’avais trois classes le matin, puis le reste, c’était des périodes d’entraînement de danse », commence Nico. Toutefois, ce n’est qu’en troisième secondaire qu’il décide de devenir un danseur professionnel. « Je ne savais pas si j’étais assez talentueux, je ne savais pas si j’allais me trouver un job un jour, mais c’est à ce moment-là que j’ai décidé de foncer », se souvient-il. Il s’est donc inscrit à LADMMI, une école de danse contemporaine située à Montréal. Bien qu’il ne soit encore qu’un étudiant, Nico s’intéresse de près aux différentes auditions qui se tiennent dans la métropole. Il réussit déjà à décrocher quelques contrats ponctuels.
Puis, une production partant pour le Japon lui fait une place dans l’équipe. « J’ai dû quitter l’école pour ce contrat. Malheureusement, les investisseurs se sont retirés du projet, et le contrat n’a jamais eu lieu. Heureusement, un mois plus tard, on m’appelait pour m’annoncer que je devais faire mes valises pour Paris », poursuit-il. Âgé de seulement 17 ans, Nico quitte le sol québécois pour le Vieux Continent. Là-bas, un tout nouveau genre de projet l’attendait. « Un producteur qui travaillait avec la chanteuse pop française Lorie, pour qui j’avais dansé lors d’un vidéoclip, m’a demandé de joindre un « boys band ». Ça s’appelait 4 YOU. Je n’ai jamais voulu être un chanteur, mais ces deux années que j’ai passées à l’intérieur de ce groupe m’ont apporté une expérience de scène incroyable. Je travaillais avec un chorégraphe de la Californie et deux autres des membres étaient des danseurs que j’admirais beaucoup », se rappelle Nico.
Après l’aventure du groupe 4 YOU, Nico rentre au bercail. Il se trouve du travail sur les différentes émissions de télévision, les comédies musicales et autres spectacles de variétés, jusqu’à ce qu’il tente sa chance aux auditions de So You Think You Can Dance Canada. « Je faisais partie des chanceux qui avaient derrière eux quelques années d’expérience. Ç’a m’a beaucoup aidé, surtout lorsque vient le temps de bien savoir gérer son stress! », souligne le danseur. Couronné grand gagnant de la première saison canadienne, Nico est bien conscient que son passage à SYTYCD lui a ouvert bien des portes. « C’est très rare, surtout de nos jours, qu’un danseur a la chance d’être connu du grand public, à travers tout un pays. Et ça, je le dois à So You Think You Can Dance », soutient-il. Cette nouvelle reconnaissance lui permet de réaliser plus facilement ses projets. « Maintenant, lorsque j’envoie ma candidature pour chorégraphier un projet qui m’intéresse ou quand j’approche de nouvelles personnes pour un truc, on me reconnaît et on sait ce que j’ai fait dans le passé! »
« J’ai dansé et joué le séducteur dans son dernier vidéoclip Make me. J’ai également eu la chance de danser avec elle à quelques reprises lors de différentes prestations télévisées, dont celle du dernier gala Music Awards à Londres. » - Nico Archambault
AU PETIT ET GRAND ÉCRAN
En plus de danser, Nico s’attaque maintenant au jeu. Dès le printemps 2011, on pourra le voir tenir le rôle principal du film Sur le rythme. « On a terminé les tournages au mois de juin dernier. J’ai vraiment aimé l’expérience. Dès que je serai de retour à Montréal, je vais aller regarder les premiers montages du film pour m’assurer que les séquences de danse soient les plus efficaces possible! » Sur le rythme est une des premières productions québécoises mettant en vedette la danse.
Nico ne s’en tient pas qu’au grand écran! En effet, il multiplie les apparitions au petit écran en travaillant, entre autres, avec une légende de la pop, Janet Jackson. « J’ai dansé et joué le séducteur dans son dernier vidéoclip Make me. J’ai également eu la chance de danser avec elle à quelques reprises lors de différentes prestations télévisées, dont celle du dernier gala Music Awards à Londres. »
Sans aucun doute, le talentueux danseur n’est pas en manque de projets. « Pour l’automne, CTV m’a demandé de participer à quelques émissions de la troisième saison de So You Think You Can Dance en tant que chorégraphe. De plus, le metteur en scène, Serge Denoncourt, m’a proposé de participer à un projet en Serbie qui vise à aller donner des ateliers de danse à un groupe de jeunes gitans défavorisés vivant dans un bidonville. Le but est de créer un spectacle musical avec eux afin de leur redonner une motivation. J’ai vraiment hâte d’aller là-bas! »
En terminant, le jeune danseur ne peut qu’encourager les étudiants qui veulent entamer une carrière en danse. « On a la preuve de plus en plus, qu’être danseur professionnel, c’est une vraie profession, surtout au Québec. Le milieu artistique est très favorable, on crée nos propres spectacles, nos propres émissions télévisées, on est enviés partout dans le reste du Canada. De plus, des compagnies de danse réputées internationalement sont basées ici même à Montréal, il ne reste qu’à foncer, puisqu’une carrière en danse, ça se peut! » ME
