« C’est la beauté d’effectuer un stage en région. J’ai pu mettre en pratique mes connaissances dans plusieurs volets lors de la conception des projets. J’ai fait entre autres de la planification d’évènements, de l’animation, de la comptabilité, etc. Ce que l’on ne retrouve pas nécessairement dans les maisons de la culture à Montréal, par exemple. Les évènements là-bas étant réalisés à très grande échelle, la personne n’a donc pas le choix d’être responsable à part entière d’un seul dossier. C’est un gros avantage d’être dans une région, ça m’a permis d’apprendre énormément! » explique Myriam.
À la suite d’un certificat en communication, Myriam Gagné a décidé de se concentrer sur le baccalauréat en animation et recherche culturelles. « Avant d’entamer le baccalauréat, j’ai voyagé un an en Europe. J’ai beaucoup appris sur moi et mes intérêts, c’est d’ailleurs à ce moment-là que j’ai découvert ma grande passion pour la culture. »
Après avoir entamé ses études universitaires, Myriam s’est rapidement aperçue que le programme lui convenait à merveille. « Dès les premiers mois, je me sentais à ma place. Je suis allée assister à plusieurs tournages d’émissions télévisées, pour me démontrer dans quels milieux j’aimerais travailler plus tard. Cependant, je ne me retrouvais pas dans le média de la télévision. C’est là que je me suis dit que je pouvais aller explorer la culture d’une autre manière qu’au moyen des médias. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire mon stage de 600 heures à la maison de la culture. »
Définition d’une maison de la culture :
Une maison de la culture représente une institution municipale où, avec l'assistance d'animateurs, la population peut s'adonner à des activités intellectuelles, artisanales ou artistiques, propres à enrichir la personnalité.
À la fin de ce baccalauréat, les étudiants ont la possibilité de juger dans quel milieu de stages ils préfèrent approfondir leurs connaissances. Que l’on soit plus de type communautaire ou adeptes des grands médias, il est possible de se concentrer selon ses goûts. Pour sa part, Myriam a préféré opter pour les diverses opportunités liées à la maison de la culture dans les Hautes-Laurentides.
Les régions, il n’y a jamais rien à faire. FAUX!
Bien que plusieurs croient que les régions n’offrent aucune activité intéressante et que les services sont limités, ce n’est pourtant pas le cas. Il est donc important que des jeunes s’inspirent des régions pour créer et entreprendre des activités. Ayant toujours été une étudiante bien impliquée, Myriam s’est donné comme mission de faire connaître les activités de sa région au grand public et de faire en sorte que celui-ci s’y intéresse. Pour la planification de pièces de théâtre, de spectacles d’humour ou l’organisation d’un vin et fromage, elle connaît désormais bien la procédure et les défis qui l’attendent sur le marché du travail. « Ce qui est un point positif, c’est que comme les activités sont moins fréquentes en région, les gens, en général, répondent assez bien aux évènements proposés. »
Chaque défi a ses contraintes!
« Par contre, quand le bassin de population est plus restreint, il est parfois difficile de plaire à tous et d’essayer des activités du genre ballet classique, par exemple. Dans les grandes villes, peu importe le type de spectacles, le choix rassemblera toujours suffisamment de personnes pour combler les salles, tandis qu’en région, c’est toujours un risque et une question monétaire. Contrairement à Montréal, nous n’avons pas toujours le bassin de population qui s’intéresse aux idées un peu plus innovatrices que nous tentons de faire découvrir. »
Terminant bientôt son baccalauréat, Myriam a décidé de poursuivre ses études à l’Université de Laval à la maîtrise en aménagement du territoire et développement régional.
Le conseil de la pro
« Avis à ceux qui disent qu’il n’y a rien à faire dans les régions : ce n’est pas vrai! Informez-vous et assistez aux activités proposées! Chaque région a ses particularités et ses talents qui lui permettent de se distinguer du reste de la province! »

