« J’offre des ateliers de formation dans certaines classes pour les étudiants et lorsque je donne les renseignements concernant la prévention, les jeunes démontrent de l’intérêt à venir consulter. Cependant, ils se déplacent rarement. C’est pourquoi désormais j’offre certaines consultations privées à l’intérieur de l’école afin qu’ils puissent venir me rencontrer et parler de leurs problèmes financiers », explique Stéphanie Paquin.
Bien que les étudiants soient de plus en plus endettés selon les récentes études, Stéphanie Paquin affirme que dans la majorité des cas, lorsque les étudiants éprouvent des problèmes financiers, ceux-ci demeurent tout de même récupérables. « Habituellement, une bonne restructuration de leur budget en tenant compte des revenus et des dépenses peut être suffisante pour rembourser les dettes. Évidemment, tout dépendant de la situation, si la personne est payée au salaire minimum, en général, moins de 3000 $ de dette, c’est récupérable avec un suivi de budget. Cependant, lorsque l’on dépasse le 3000 $, la situation se complique. »
L’accessibilité de la carte de crédit
Le crédit est très accessible pour les étudiants. « D’ailleurs, les compagnies bancaires les approchent en leur rappelant l’importance de se faire un nom, mais lorsqu’ils ne sont pas capables de payer le montant à la fin du mois, ils engendrent d’autres problèmes. Il faut être conscient des pièges à éviter lorsque l’on s’engage dans les cartes ou les marges de crédit.» Toujours selon Stéphanie, la société fait désormais en sorte que le crédit est devenu une quasi-nécessité pour les achats. « Nous n’avons qu’à regarder les achats en ligne, qui sont de plus en plus populaires, pour l’achat de musique, de billets de spectacle, etc.»
Se créer des besoins et à quel prix?
L’un des pièges avec le crédit est que les personnes qui s’en procurent croient soudainement qu’elles peuvent se permettre des achats qui ne conviennent pas à leurs revenus. « Il donne l’illusion aux gens qu’ils peuvent se payer des biens et des services auxquels ils ne peuvent subvenir. Le crédit demeure tout de même un mode de paiement correct si le détenteur est capable de rembourser à la fin de chaque mois. »
Par ailleurs, il est important de mentionner que l’intérêt des cartes de crédit universelles a un taux qui s’élève à 18 %. Les cartes de crédit de magasin peuvent exiger entre 28 et 30 % d’intérêt.
Les solutions envisageables
Lors d’une rencontre avec la conseillère budgétaire, celle-ci doit évaluer et dresser un portrait de la situation financière de la personne. Par la suite, discuter de la grille budgétaire et faire part des conséquences et des solutions avec son client. « Ce n’est pas compliqué de créer sa propre grille budgétaire, le plus difficile est de la respecter. Il n’est pas toujours facile de se priver et de se limiter dans ses achats ou dans ses sorties avec les amis. Les jeunes sont souvent gênés de parler de leur situation et de détourner les offres pour un souper au restaurant ou pour une sortie au cinéma, mais il est important de vivre selon ses moyens financiers », rappelle la conseillère budgétaire.
« Lorsque l’on adhère au crédit ou à un achat au-dessus de nos moyens, c’est comme si on se lie à un paiement. Pour moi, ce n’est pas ce que représente la liberté! Les jeunes ne sont pas censés occuper un emploi qu’il n’aime pas pour uniquement payer les comptes! Prenez connaissance de vos revenus et gérez vos dépenses en fonction de vos gains monétaires. Venez nous voir si vous avez des questions ou si vous avez besoin d’aide pour réaliser votre grille budgétaire!»
Pour une consultation privée ou pour des questions, n’hésitez pas à visiter le site Internet des ACEF situées partout à travers le Québec.
http://www.consommateur.ca/associ.htm
Pour des exemples de grilles budgétaires ou pour plus d’infos concernant les droits du consommateur, visitez le http://www.option-consommateurs.org/.

