« Je vous dirais que la clé, c’est d’être toujours conscient de ses revenus versus ses dépenses », commence Stéphanie. Selon elle, il s’agit de la principale théorie à maîtriser. Elle affirme aussi que rares sont les personnes qui connaissent réellement la valeur de leurs gains et de leurs dépenses. D’où l’importance de se créer un budget mensuel. Pour les étudiants, la conseillère suggère d’inscrire toutes les dépenses possibles chaque semaine. « Que ce soit un paquet de gommes à 0,50 $, toutes les dépenses doivent apparaître sur le budget. Souvent c’est en banalisant les petites dépenses que celles-ci se compliquent », continue-t-elle.
Une question de choix
De plus, le fait d’établir son propre budget permet aussi de voir le coût des besoins nécessaires ainsi que celui des besoins prioritaires. Pour le reste de l’argent, l’étudiant sera appelé à faire des choix. « C’est souvent ce qui est le plus difficile, ce n’est pas tous les jeunes qui sont capables de dire non à un souper au restaurant entre amis pour cause de budget », de confier Stéphanie. Celle-ci suggère aussi d’écrire le budget à la main. De cette manière, il est plus facile de bien prendre connaissance des données inscrites.
Attention à la sollicitation du crédit
De plus en plus, les étudiants sont sollicités par le crédit. Certains peuvent bien s’en sortir avec leur carte de crédit, tandis que d’autres, non. Cet accès au crédit devient un danger d’endettement. « C’est important aussi de bien se connaître. Si la personne sait qu’elle est très dépensière dès le départ, elle ne doit pas se procurer une carte ou une marge de crédit », confirme-t-elle. Habituellement, la limite proposée pour les cartes est de 500 dollars. Une limite qui est, en général, bien suffisante pour un étudiant. Il n’y a pas d’inconvénient si celui-ci est capable de rembourser la totalité de sa carte chaque mois, sinon le crédit doit être évidemment à éviter. Encore une fois, cela demeure une question de conscience. « Il ne faut pas se permettre de vivre au-dessus de ses moyens, mais bien au contraire, il faut vivre en dessous de ses moyens le plus possible. Un coussin financier peut permettre de dépanner lors d’imprévus », conclut Stéphanie Paquin.
