Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, le premier choix de carrière de Maxime Dumas était dans le domaine de l’informatique! « Étant donné que les programmes en informatique étaient de plus en plus contingentés, je devais me trouver autre chose. J’ai donc écouté mon père et je me suis inscrit à l’école des Métiers de la construction de Montréal », explique le travailleur.
Il a tout d’abord entamé des études dans le domaine du soudage pendant six mois, mais ce n’était pas un métier qui lui convenait. Il a, par la suite, poursuivi le DEP Préparation et finition de béton. Ce DEP de 900 heures permet aux étudiants d’acquérir des habiletés pour la préparation, la mise en place et finalement, le peaufinage et la réparation des surfaces de ciment ou de béton. Le cimentier-applicateur peut travailler sur des structures telles que des escaliers, des murs et des trottoirs. « Dans mon cas, j’ai travaillé plus dans le secteur du génie civil, c’est un secteur que j’aime bien. Mon travail était surtout axé sur la construction des trottoirs et des bordures », explique Maxime.
Après les études, est-ce possible de me trouver un job?
Après les études, Maxime avoue qu’il est plus difficile d’être sélectif dans le choix des emplois qui sont offerts aux finissants de ce programme. Cependant, il souligne qu’il y a une forte demande de main-d’œuvre qualifiée. « Pour les gens qui veulent réellement apprendre et travailler, il y a de la place pour eux en tant que cimentier-applicateur! Il faut être prêt à constamment apprendre, même une fois sorti de l’école! » d’affirmer le travailleur.
L’école et le marché du travail sont deux choses bien distinctes, selon Maxime Dumas. « Une fois arrivé sur le chantier, c’est un emploi qui est physique et qui demande une certaine volonté. Pour bien effectuer le travail, il faut aimer bouger, être minutieux et être capable de travailler dans l’inconfort », poursuit-il.
Les pour et les contre
Un inconvénient qu’il aurait à mentionner concernant son travail? Les horaires. Tout dépendant sur quel projet il travaille, il y a rarement des horaires stables : « La majorité des travailleurs de la construction vivent avec cet inconvénient. »
Cependant pour ce qui est des pour, il avoue que le travail d’équipe qu’il doit effectuer sur le chantier en fait partie. De plus, les travailleurs ont de bonnes conditions, une fois qu’ils sont bien établis dans le métier. Le jeune travailleur encourage les étudiants : « En sortant de l’école, cela peut être plus difficile, parce que l’on croit tout connaître, mais au contraire, il nous reste beaucoup de choses à apprendre. Une fois que ton nom est fait dans le domaine, c’est facile de bien gagner sa vie, mais encore pour y arriver, il faut travailler! » Selon les dernières statistiques, près de 70 % des diplômés ont trouvé un emploi dans leur domaine.
Le conseil du pro :
« Le meilleur conseil que je pourrais donner aux jeunes est de côtoyer des personnes qui peuvent leur apprendre des choses sur ce métier. Il faut vouloir apprendre, puis s’initier aux techniques de travail. Si la personne est prête à fournir les efforts nécessaires, il y a un bon salaire et un emploi que les attendent assurément! » conclut Maxime Dumas.
