« Tout comme la plupart des étudiants, au secondaire, je ne savais pas trop quoi faire dans la vie! J’ai commencé dans le domaine de la restauration où il était facile de gagner de l’argent, avec peu ou pas de formation. Plus tard, lorsque j’ai eu envie de changer de métier, partout on demandait un minimum d’un diplôme d’études secondaires. C’est à ce moment-là que je me suis inscrite à l’école en acceptant le fait que le budget allait être plus restreint », explique Elda. Après avoir terminé son secondaire, elle est allée s’informer au Centre des femmes de Montréal pour voir les possibilités qui s’offraient à elle. À l’intérieur du Centre, il y avait un volet des métiers non traditionnels, où ils initient les femmes au marché du travail dans un milieu en général plus occupé par les hommes. « Je savais à la base que j’étais très manuelle. Je me suis dit que ce volet m’intéresserait sans doute », révèle-t-elle. Le Centre lui a offert la possibilité de plusieurs stages où elle a eu la chance d’explorer différents métiers sur le terrain. Elle a, par la suite, opté pour le métier de ferblantière.
Une découverte qui fait une heureuse
« À la base, je ne savais pas qu’est-ce qu’était le métier de ferblantière. C’est en le découvrant à mes stages que j’ai cru que ce métier pourrait bien me convenir. » Un ferblantier peut être en fait attitré à plusieurs tâches dans divers environnements de travail. Pour adhérer à la formation de ferblanterie-tôlerie, il est préférable de détenir un diplôme d’études secondaires afin de maximiser ses chances d’admission. Une fois la formation de 1800 heures terminée, le travailleur peut être appelé à tracer et lire les croquis. Ensuite, interpréter des plans de fabrication, façonner les pièces de métal en feuille sont aussi différentes tâches qu’un ferblantier doit exécuter. Il peut être appelé tout autant à travailler dans un milieu résidentiel qu’industriel ou même en atelier pour la fabrication des pièces.
« Au départ, lorsque je suis sortie de l’école, j’ai eu un emploi peu de temps après pour l’installation de toitures de métal. Cependant, présentement, j’œuvre dans l’installation des réseaux de distribution et d’évacuation d’air dans différents endroits comme les hôpitaux, les édifices, etc. », d’expliquer la ferblantière. Actuellement, Elda est responsable d’assembler les pièces au sol pour finalement soulever la structure et l’installer au plafond. « C’est pourquoi il faut avoir un bon sens de la visualisation lorsque l’on pratique ce métier pour s’imaginer la structure là-haut. Souvent, les gens croient qu’il faut être forte physiquement pour être capable de la soulever, mais non, il y a des techniques bien précises qui permettent à quiconque de bien faire le travail! » affirme la jeune femme.
« Les hommes sont toujours impressionnés par les femmes qui pratiquent le métier. Cela les épate qu’elles aient eu le courage de faire la formation et de poursuivre dans un domaine plus manuel. » - Elda Louis, ferblantière
Le fait d’être femme dans un milieu d’hommes!
Apparemment, il n’y a pas seulement les techniques du métier qui ont évolué, mais aussi de beaucoup la mentalité des travailleurs, selon Elda : « Les hommes sont toujours impressionnés par les femmes qui pratiquent le métier. Cela les épate qu’elles aient eu le courage de faire la formation et de poursuivre dans un domaine plus manuel. »
Deux semaines après la fin de sa formation, Elda s’est trouvé un emploi dans le domaine. C’est d’ailleurs le cas pour la majorité des finissants de cette formation, car l’insertion sur le marché du travail est estimée à 94 %, selon les dernières statistiques.

