Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, David Descôteaux s’est inscrit au diplôme d’études professionnelles de charpenterie-menuiserie. Bon travailleur dans l’âme, il est actuellement au sein de la compagnie Les constructions LJP, une entreprise reconnue au Québec qui réalise de nombreux contrats d’envergure. Avant d’atteindre ce poste, David a dû gravir quelques échelons et mettre les efforts nécessaires tout au long de sa formation.
C’est au CFP Pierre-Dupuy qu’il a terminé sa formation en charpenterie-menuiserie. Un programme qui équivaut à environ 1350 heures, soit un an à un an et demi. « J’ai beaucoup appris dans mes cours, comme à construire des coffrages d’empattements, des murs de fondation et des murs de béton. Plus de 100 heures sont aussi consacrées à l’apprentissage de la construction de coffrages de colonnes, de poutres, d’escaliers de béton et de bois », explique le jeune travailleur. Le programme offre également des cours en lien avec la construction des toitures, des charpentes de plancher et l’exécution de travaux de finition autant intérieure qu’extérieure. Une fois cette formation accomplie, David a dû être apprenti de 1ère, 2e et 3e période, ce qui totalise 6 000 heures de travail rémunérées sur le terrain. Par la suite, l’étudiant doit finalement prendre rendez-vous pour passer l’examen qui lui donnera accès à son certificat compétences-compagnon.
Bien que souvent les métiers reliés au secteur de la construction soient contractuels, David n’a jamais manqué de boulot jusqu’à présent. « Cette situation dépend bien souvent de la personne : si celle-ci travaille bien, habituellement, ses réalisations seront rapidement reconnues et appréciées par les gens du milieu », d’affirmer David. Selon les dernières statistiques, le taux de placement pour ce domaine s’élève à 70 %.
Les pour et les contre
Ce qu’il apprécie particulièrement de son métier est le fait qu’il exécute son travail la majeure partie du temps à l’extérieur. « Cela peut être un désavantage pour certains, mais pour moi, je n’ai aucun problème à affronter la température, soit le froid ou la chaleur. De plus, j’ai d’excellents avantages sociaux et je suis libre de mon choix étant donné que le mot d’ordre de cette profession varie énormément. Il est possible d’œuvrer autant dans le secteur commercial qu’industriel, que génie civil, que voirie et résidentiel », poursuit-il. S’il a un conseil à donner aux futurs charpentiers-menuisiers, c’est celui d’avoir l’esprit curieux et de bien prendre la critique. « Chaque jour, nous sommes appelés à travailler avec différents collègues, il ne faut pas avoir peur de poser des questions, surtout lorsque nous sommes apprentis. Parfois, au départ, l’adaptation peut être difficile, mais il faut rester positif et avoir soif d’apprendre. Également, étant donné que les travaux peuvent être réalisés à divers endroits, il faut aussi savoir être un lève-tôt! Mis à part ces petites contraintes, j’exerce le plus beau métier du monde! » conclut le jeune passionné.
