Jonathan a tout d’abord terminé son secondaire avant de s’inscrire au centre de métallurgie Laval afin d’obtenir un diplôme d’études professionnelles Soudage-montage. Déjà, en effectuant son DEP, il trouve quelques contrats liés à son domaine lui permettant de faire valoir son travail. « La demande est assez présente en ce qui a trait au soudage-montage; en général, les diplômés n’ont pas trop de problèmes à se trouver un emploi », explique-t-il. À la suite de sa graduation, il décide de continuer son apprentissage dans la formation Soudage haute pression. Un programme enseigné sur une période de 600 heures, qui permet de parfaire les connaissances du soudeur pour interpréter les plans, préparer les tuyaux et les souder selon différents types de procédés.
À la suite de cette formation, Jonathan avoue avoir éprouvé quelques difficultés à se trouver un emploi. « C’était difficile pour l’orgueil d’avoir mis autant d’efforts, puis de ne pas travailler nécessairement dans son domaine, mais j’ai persévéré », explique-t-il. Après environ deux ans, le jeune travailleur a finalement percé dans le domaine : « Une fois que tu as un pied dans le métier, il est difficile d’en sortir. Bien que les horaires soient faits en conséquence des contrats, je n’ai pas manqué de travail jusqu’à présent. »
Tous les cours sont à prendre en considération
Étant donné que le cours de soudage haute pression est une spécialisation, Jonathan était l’un des plus jeunes de sa classe, lorsqu’il a entamé le programme. « C’est à ce moment que je me suis aperçu que lorsqu’on commence les cours à l’intérieur du DEP autant Soudage-montage que Soudage haute pression, les cours donnés au secondaire sont vraiment utiles. Parfois, lorsqu’on est sur les bancs d’école à faire des mathématiques, on ne se rend pas toujours compte de l’utilité de ces cours, mais en fin de compte, les matières enseignées au secondaire sont souvent connexes à ce qu’on apprend dans les programmes de plus haut niveau scolaire », exprime Jonathan.
Une fois le DEP en poche, il est possible de postuler à plusieurs endroits pour les jeunes diplômés, mais les principaux employeurs sont surtout les raffineries pétrolières. « Si j’ai un conseil à donner aux jeunes qui terminent le cours, c’est de se déplacer vers l’Ouest du pays. Probablement qu’il y a une plus forte demande là-bas étant donné que le pétrole y est bien présent », d’affirmer le travailleur.
Mis à part les raffineries, Hydro-Québec est aussi un employeur potentiel. Sinon, les soudeurs peuvent être parfois appelés à travailler pour des contrats de la Ville en lien avec le traitement des eaux usées. D’autres secteurs, comme les entreprises nécessitant de la tuyauterie alimentaire ou même les micro-brasseries, ont aussi besoin d’experts qualifiés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un soudeur haute pression doit avoir une bonne dextérité ainsi qu’une patience exemplaire, car il est appelé à faire un travail très minutieux.
Le travail concret de Jonathan se résume à la préfabrication en usine de tuyaux à assembler. Il monte les sections de tuyautage afin qu’une seconde personne poursuive l’installation à l’extérieur. « Il faut toujours s’assurer que le travail soit bien fait; de cette manière, il n’y a pas d’inquiétude à y avoir pour la pérennité de son emploi », conclut Jonathan Belleau.
