« Lorsque je suis sorti du secondaire, je n’avais pas réellement de plan de carrière précis », commence-t-il. Son père étant lui aussi tuyauteur, Luc s’est informé du programme de formation nécessaire pour pratiquer ce métier. Heureusement pour lui, une seule place était encore disponible. « Je partais avec une longueur d’avance sur les autres. J’avais aidé mon père plusieurs fois, je connaissais une base quand même de ce métier », poursuit-il. Étant assurément doué, le jeune travailleur s’est trouvé très rapidement de l’emploi à la suite de l’obtention de son diplôme. Puis, l’appel de l’Ouest s’est manifesté. « Il y a beaucoup de tuyauteurs québécois qui travaillent sur d’énormes chantiers près des puits des sables bitumineux. J’y ai travaillé de 2001 à 2004 », raconte-t-il. Lors de sa troisième année là-bas, Luc remarque que les chantiers sont de moins en moins actifs, que le besoin de main-d’œuvre est au ralenti. Il décide donc de revenir dans la Belle Province. « J’ai été chanceux! Je suis revenu ici avec aucun emploi devant moi, puis du jour au lendemain, je me suis trouvé un poste », continue le tuyauteur.
Aujourd’hui, Luc travaille toujours dans le domaine de la construction, mais avoue que ses responsabilités changent de plus en plus. « C’est plus rare maintenant que je travaille en tant que tuyauteur. Je m’occupe davantage de gestion, d’administration et de la supervision sur les chantiers », spécifie-t-il. Il ajoute que la relève est toujours la bienvenue dans la grande famille des tuyauteurs. Il souligne que quelques qualités sont toutefois plus recherchées chez les candidats. « C’est certain qu’il faut être débrouillard, entreprenant, mais ce qu’il faut par-dessus tout, c’est de savoir tirer le maximum de chacune des expériences de travail qui nous sont offertes. Même si on fait des erreurs, ce n’est pas grave, il faut la comprendre et ainsi apprendre », conseille Luc Carbonneau.
