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Où les petites entreprises favorisent l’apprentissage!

M. Lemousy à l'oeuvre!

M. Lemousy à l'oeuvre!

Publié le 7 Novembre 2011
Publié le 28 Novembre 2011

Métier de plâtrier

Jean-Marc Lemousy a fait une réorientation de carrière depuis quelques années. Il a occupé le poste de superviseur de projets avant de découvrir le métier de plâtrier. C’est lorsqu’un ami l’a initié aux tâches de plâtrier que M. Lemousy s’est finalement inscrit à l’École des métiers de la construction, au diplôme d’études professionnelles en plâtrage. Bien qu’il ait appris plusieurs notions à l’intérieur de la formation, il admet que le travail de terrain s’est révélé pour lui très formateur!

La formation professionnelle de plâtrage s’étend sur une période de huit mois, où l’on comptabilise 810 heures de formation. L’étudiant est appelé à mettre en pratique différentes tâches qu’un plâtrier doit exécuter une fois sur le terrain. « Pour ce qui est de ma part, je me souviens que j’ai beaucoup appris une fois supervisé par le compagnon. Je sais cependant qu’on a un peu modifié la formation pour s’adapter aux besoins du marché de travail. Je dirais qu’environ 89 % du travail d’un plâtrier est lié au tirage de joints », explique M. Lemousy. D’ailleurs, actuellement, 120 heures sont allouées à l’intérieur de la formation pour apprendre à tirer des joints.

Les cours à l’intérieur de la formation

Celle-ci contient également 120 heures pour ce qui est de l’exécution des revêtements acryliques et de stuc. La précision et la finition pour poser les moulures et les éléments ornementaux préfabriqués de manière adéquate sont aussi des notions qui seront démontrées aux étudiants. La précision et l’esthétisme sont deux choses très importantes à prendre en considération pour réaliser un bon travail.

Pour adhérer à la formation, il n’y a aucun préalable requis, mais l’obtention d’un diplôme d’études secondaires augmente les chances de l’étudiant d’être admis au programme. Il est à noter que le taux de placement se situe en ce moment à près de 85 %, selon les statistiques de 2010.

Une fois sur le marché du travail

« Ce que je peux donner comme conseil à la sortie de l’école est de toujours conserver le même compagnon pour réaliser les 150 heures requises. Un compagnon d’expérience, évidemment, qui prendra le temps de bien enseigner le travail aux jeunes finissants est toujours une chose très bénéfique pour l’apprentissage. Il y a plusieurs techniques de travail, qui varient selon les différents milieux de travail, et parfois un jeune peut se sentir un peu perdu une fois sur le terrain. Lorsqu’une seule personne supervise l’apprenti, les notions sont acquises plus rapidement. » 

En général, les horaires sont assez malléables. Il est possible de concilier famille et vie sociale avec le travail. Par ailleurs, un plâtrier a la possibilité de travailler sur différents contrats à la fois et pour différentes compagnies. Il n’est pas obligatoire de s’allier à une seule compagnie pour assurer son salaire.

Les conseils du pro!

« Il est important d’avoir un intérêt pour le travail manuel. Ce que je pourrais conseiller aux jeunes est d’aller rencontrer des gens du domaine afin qu’ils puissent voir concrètement à quoi ressemble une journée typique en tant que plâtriers. »

De quelle manière le métier évolue-t-il?

« Je me suis rendu compte avec les années que le travail à faire doit être réalisé de plus en plus vite. La personne doit être prête à travailler et à livrer la marchandise dans le délai convenu. Cependant, il est normal, lorsque l’on sort de l’école, d’avoir une certaine période d’adaptation avant d’être complètement à l’aise avec les méthodes de travail. C’est entre autres la raison pour laquelle je vous suggère de peaufiner votre formation dans une petite entreprise où le compagnon sera présent et offrira la chance au nouvel arrivant dans le milieu de bien s’outiller. » 

 

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Michel Sébastien Roy
    - 6 Décembre 2011 à 07:32:24

    Bonjour, je suis enseignant en plâtrage à l'École des Métiers de la Construction de Montréal. J'étais bien content de savoir qu'on parlais de la formation que j'enseigne dans votre magazine. J'ai un peu déchanté lorsque j'ai lu l'article. Premièrement, nous avons beaucoupe de diffiiculté à vendre notre formation auz entrepreneurs plâtrier car la pluspart ne voudraient qu'une formation de tireur de joints. Il trouve qu'on ne l'enseigne pas assez. Dans votre article, vous dites que la formation en tirage de joints dure 20 heures, il s'agit plutôt de 120 heures. Avouez que les entrepreneurs seront certainement déçu d'apprendre la durée de ce module si important de notre formation tel que décrit dans vos pages. Deuxièmement, vous indiquez qu'il n'y a aucun préalable pour être admis dans le DEP en plâtrage. En fait, les candidats doivent avoir un secondaire 3 ou équivalent et dans certains cas avoir réussit un test d'admission. Finalement, M. Lemousy indique que l'ouvrage d'un plâtrier est à environ 89% de tirage de joints. Un peu difficile de dire environ suivi de 89%. Les enseignants en plâtrage de mon centre de formation et moi pensons plutôt que le travail de plâtrier au Québec est divisé comme ceci: -80% en tirage de joints et réparations de surfaces intérieurs -20% en pose d'enduit acrylique -Moins de 1% pour les techniques de travail restantes (moulurage, crépi sur béton, plâtre traditionnel) Il serait bien de consulter des personnes bien aux faits du métiers que vous décrivez avant de publier un article avec des erreurs qui ne feront certainement pas avancer la formation de ce métier. Michel Sébastien Roy Enseignant en plâtrage École des Métiers de la Construction de Montréal

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    • Nom de l\'usager
      Isabelle St-Jean
      - 6 Décembre 2011 à 13:18:07

      Bonjour M. Roy, Tout d'abord merci de votre commentaire. J'ai rectifié l'article. Effectivement, 120 heures sont prévues pour l'apprentissage du tirage de joints pendant la formation. Un erratum sera fait pour la prochaine parution. Pour ce qui est des préalables, je mentionne qu'un diplôme d'études secondaires favorise l'admission. L'optique du magazine Mode d'emploi est en fait de motiver les étudiants à obtenir au minimum un diplôme d'études secondaires. Pour ce qui est de l'entrevue, sachez que nous travaillons en étroite collaboration avec le syndicat de la CPQMCI. Ce syndicat nous réfère les personnes ressources qui pratiquent le métier sur le terrain. Si vous jugez que ces personnes ne connaissent pas suffisamment les faits du métier, je vous suggère de nous contacter, afin que l'on puisse éventuellement développer un partenariat qui serait tout à votre avantage de promouvoir le métier qui vous plaira. Merci

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