Il est faux de croire qu’un DEP est moins gratifiant que des études universitaires. Aujourd’hui, un diplôme d’études professionnelles offre des perspectives d’emploi aussi intéressantes qu’un diplôme de haut degré de scolarité. Marc Cousineau l’a d’ailleurs bien compris. Après avoir réalisé un DEP en soudage-montage, il s’est ensuite dirigé dans la spécialisation de soudage haute pression. « J’ai décidé de changer de programme, parce qu’au départ, je trouvais les conditions salariales insuffisantes, et j’ai eu du mal à trouver les 150 heures de travail requis en tant qu’apprenti à la suite du DEP de soudage haute pression. C’est à ce moment qu’un collègue m’a dit d’aller m’inscrire au Centre de formation des métiers de l’acier pour devenir ferrailleur, parce que c’est un programme court et que les finissants de cette formation ont déjà une garantie de travail. »
Ça m’intéresse!
La formation de pose d’armature du béton s’échelonne sur une période de 735 heures. À l’intérieur de ce programme, l’étudiant apprend à développer les compétences nécessaires afin d’installer les tiges, les barres, les treillis et les câbles d’acier pour renforcer les structures de béton. De plus, il apprendra aussi à couper, plier, cintrer, attacher et poser l’acier d’armature qui est surtout utile lors de la construction de colonnes ou de poutres. « C’est une formation dans laquelle on voit plusieurs notions. Cela nous dresse un bon portrait, en fin de compte, de ce à quoi ressemble le métier de ferrailleur dans l’industrie de la construction. »
Afin d’adhérer au programme, il est préférable d’avoir obtenu son diplôme d’études secondaires pour assurer son admission. Selon les dernières statistiques, plus de 80 % des finissants du DEP en pose d’armature du béton ont trouvé preneur. En général, les diplômés trouvent un emploi auprès des entrepreneurs en construction de charpentes métalliques.
Suis-je un bon candidat?
Les ferrailleurs sont surtout appelés à travailler sur les chantiers à l’extérieur. « C’est sûr que c’est un travail qui est physique. Il faut être en forme physique et être en bonne santé. Il faut aussi être capable de supporter la chaleur et le froid, car nous travaillons autant l’été que l’hiver. De plus, la détermination et le fait d’être travaillant sont aussi deux aspects qui sont importants pour bien réussir dans ce domaine », poursuit Marc. Il est aussi recommandé d’avoir un intérêt pour le travail manuel.
Selon lui, y a-t-il une place pour moi sur le marché du travail dans ce secteur?
« Selon moi, oui, il y a des débouchés pour les jeunes qui entrent sur le marché du travail. Je suggère fortement d’aller à l’école. La formation est courte, mais je crois qu’elle est fortement utile. Malgré le fait que nous apprenons davantage sur le chantier, les cours servent à nous initier au métier et à nous démontrer des notions qu’il est important de maîtriser une fois sur le chantier. Par ailleurs, à la suite des 735 heures du programme, il est plus facile de se trouver en général la promesse des 150 heures de travail en tant qu’apprenti auprès d’une compagnie. »
Le conseil du pro pour terminer!
« Le secteur de la construction est en pleine expansion. Les infrastructures font sans cesse les manchettes, je suis persuadé que chaque personne désirant vraiment travailler dans le domaine sera comblée. C’est un secteur qui a beaucoup d’avenir et qui offre de bonnes conditions de travail! »

