• Imprimer
  • Envoyer à un ami
  • Commenter (0)

Un métier hautement technologique!

Auparavant très populaire, le métier de machiniste a subi de nombreuses transformations grâce à la technologie.

Auparavant très populaire, le métier de machiniste a subi de nombreuses transformations grâce à la technologie.

Publié le 12 Janvier 2012
Publié le 12 Janvier 2012
Isabelle St-Jean  RSS Feed

Bien que plusieurs croient que l’importation de la marchandise de l’Asie nuise à la production québécoise, pour ce qui est du secteur de la fabrication mécanique, la demande est toujours bien présente au Québec. Auparavant très populaire, le métier de machiniste a subi de nombreuses transformations grâce à la technologie. Désormais, les machinistes sont appelés à maîtriser les commandes et la programmation numériques afin d’assembler les pièces requises pour la conception d’un produit fini. Une technologie qui a nettement facilité la tâche de ces professionnels de l’acier, selon Serge Robitaille, directeur du Centre intégré de mécanique, de métallurgie et d’électricité (CIMME).

Sujets :
Québec

« En fait, le rôle d’un machiniste est de travailler à partir de métal brut pour finalement construire différentes pièces : par exemple, des cylindres hydrauliques, des boulons, etc. Pour fabriquer ces différentes pièces à partir de métal, les étudiants doivent maîtriser les commandes numériques et ce qui est en lien avec la programmation numérique. Ils doivent être en mesure de bien maîtriser le langage du code G, le langage utilisé pour effectuer ces types d’opérations », explique Serge Robitaille.

De plus, ils doivent notamment bien manipuler les morceaux à l’état brut, afin que ceux-ci, une fois transformés, aient le résultat souhaité. De plus, ils effectuent le montage, ils corrigent et ils usent des outils appropriés pour la création de la commande. « Le volet numérique intéresse en général plus les étudiants. Par contre, il y a toujours place à certains outils conventionnels, où les personnes plus âgées trouvent leur compte. »  

Un résultat en deux temps trois mouvements!

Après quelques heures, compte tenu du travail exigé, le produit fini est réalisé. « Cela est valorisant pour les travailleurs, par exemple, que les cylindres hydrauliques qu’ils ont façonnés se retrouvent dans une aile d’avion. C’est une profession qui fait avancer la société et la technologie. » Effectivement, les pièces conçues au Québec desservent plusieurs domaines, entre autres l’aérospatiale, le milieu de l’hydro-électricité et celui de la pharmaceutique.

Ça m’intéresse! Suis-je un bon candidat?

La formation consacrée au métier de machiniste est un diplôme d’études professionnelles Techniques d’usinage qui s’étale sur 1800 heures. Les préalables pour y adhérer sont l’anglais, le français et les mathématiques de 4e secondaire. Pour ce qui est du profil du candidat, il est préférable d’être méthodique. « Il est important de suivre chaque séquence de travail et d’être attentif. La logique et la perception spatiale sont aussi deux aspects qui seront bénéfiques. Je pourrais comparer la définition d’un machiniste à celui d’un ébéniste des métaux (acier). Il travaille avec une précision incroyable », explique le directeur.  

Que vais-je apprendre?

Le diplôme d’études professionnelles de Techniques d’usinage possède différents cours en lien avec l’interprétation des dessins techniques et l’interprétation des mesures. Plusieurs heures en atelier sont prévues afin que l’apprenti puisse davantage apprendre à manipuler les travaux d’usinage sous différentes formes avec la fraiseuse. Effectuer des travaux angulaires, parallèles et perpendiculaires sur cet outil sera enseigné à l’étudiant. De plus, le programme contient plusieurs notions en ce qui a trait à la programmation manuelle d’une tour à commande électrique et même d’un centre d’usinage.

Un stage est d’ailleurs offert dans la majorité des DEP Techniques d’usinage afin que le futur certifié puisse mettre en pratique les notions acquises lors de sa formation.

Bien que le métier de machiniste ait été très populaire à l’époque de nos parents et de nos grands-parents, il y a actuellement de moins en moins de main-d'œuvre qualifiée sur le marché. Le taux d’insertion sur le marché du travail frôle les 70 %, mais d’ici les prochaines années, le directeur du CIMME prévoit des statistiques beaucoup plus élevées. Un secteur qui s’avère très prometteur pour les années à venir!

Définitions

Fraise :

Petit outil d'acier, de forme conique, qui sert à évaser l'entrée d'un trou percé dans le bois ou le métal.

Fraiser :

Usiner avec une fraise.

Fraisage :

Action de fraiser.

 

Écrire un commentaire

Écrire un commentaire

Ce formulaire ne sert pas à envoyer l’article à un ami. Svp, utilisez le lien «Envoyer à un ami» en haut de la page pour ce faire.

Magazine Mode d'Emploi n'est pas responsable des commentaires ci-dessous. Veuillez par contre, rester poli et respecter le sujet de la discussion. Si vous êtes membre, connectez-vous.

(Nous gardons les courriels privés)
Accord

Nous prions les internautes de rester polis. Il est interdit de soumettre du contenu discriminatoire, insultant ou inapproprié, qui pourrait être retiré du site à notre discrétion. Nous ne sommes pas responsables des opinions ou du contenu soumis par les internautes. L'utilisation de ce site ainsi que la propriété du contenu qui est soumis sont régies par nos Conditions générales d'utilisation et le Politique de confidentialité.

Les organismes membres doivent promouvoir des activités légales et à but non-lucratif. Tout organisme faisant la promotion d'activités illégales ou de services / produits commerciaux sera retirée du site.

J'accepte ces conditions.

Publicité

Infolettre

Inscrivez votre courriel et recevez nos nouvelles dès leur parution !

Inscription aux nouvelles en direct
Document sans nom
SmartEdition
logo smart

Publicité