« Quand j’ai fait mon coming out, j’ai eu recours à des ressources qui m’ont beaucoup aidée. Lorsque je suis arrivée à Montréal, je ne savais pas trop vers qui me tourner. Finalement, cette ville m’a aidée à vivre ma différence et j’avais beaucoup moins peur du regard des autres. Quand je suis arrivée au cégep du Vieux-Montréal, je trouvais cela aberrant qu’il n’y ait pas un comité sur les lieux afin de sensibiliser les gens à la cause et d’ouvrir la discussion sur le sujet », explique Chloé.
Elle a donc pris l’initiative de recruter quelques personnes pour remettre en place le comité LGBT. « Je n’ai pas eu trop d’embûches pour redémarrer le projet, car c’était un comité qui avait déjà existé au collège. Nous avons eu droit à des subventions. Nous avons notamment fait une journée contre l’homophobie, où des conférences étaient offertes. Il est évident que lorsque nous sommes présents à un kiosque dans l’école, nous avons droit à des regards, je sais que ce n’est pas tout le monde qui vit bien avec ça. »
L’homosexualité dans les régions
Originaire de Trois-Rivières, elle aimerait éventuellement retourner dans sa région natale pour former quelques personnes afin qu’elles puissent à leur tour créer un comité. « La mentalité des régions n’est pas encore au même point que celle des grands centres comme Montréal et Québec en ce qui a trait à l’homosexualité. Il faut que les jeunes fassent des actions pour changer les choses! »
Aujourd’hui, elle admet qu’il y a eu une évolution depuis les dernières années. « Récemment, plusieurs artistes ont ouvertement avoué leur homosexualité. Cependant, il reste encore du travail à faire : j’ai l’impression que nous sommes plus libres de l’avouer, mais de le démontrer est une autre chose. En d’autres mots, les gens acceptent l’homosexualité pourvu qu’il n’y en ait pas dans leur cour… Mais l’évolution se poursuit toujours! »
Le conseil de la pro!
« C’est important de demeurer soi-même et d’avoir un regard positif sur soi. Il y a qu’un seul soi-même, tandis que l’entourage est "interchangeable". Il y a plusieurs choses autres que notre orientation sexuelle qui définissent notre personne! » de conclure Chloé Trépanier.

