Suzanne Dion a d’abord étudié en éducation physique à l’Université de Montréal. Elle est ensuite devenue enseignante et a fait carrière dans ce métier pendant 20 ans. Après sa vingtième année d’enseignement, elle a décidé d’opter pour un choix de carrière dans un milieu qu’elle a jugé moins turbulent, mais qui est tout de même lié à son domaine initial.
Mme Dion a entamé un cours en naturopathie. Cependant, après avoir terminé la formation, elle désirait approfondir davantage ses apprentissages. C’est à partir de cet instant qu’elle a entendu parler de l’ostéopathie : « Lorsque j’ai commencé les cours d’ostéopathie, j’étais un peu dans le néant. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’avais cependant déjà vu certaines notions du corps humain lorsque j’enseignais l’éducation physique et lors des cours en naturopathie. » Elle ajoute : « Ce que je suggère pour un jeune étudiant intéressé par l’ostéopathie est qu’il faut une certaine maturité avant d’entreprendre le cours. Oui, les notions d’anatomie et de physiologie sont importantes, mais il faut aussi être capable d’établir le contact avec l’être humain. A priori, il faut de la maturité pour bien exercer ce métier. »
Les qualités à développer
Pour être un parfait ostéopathe, la première qualité, d’après Mme Dion, est la générosité. « C’est le principal aspect, selon moi. Nous sommes là pour soulager, aider les gens et les accompagner dans leurs démarches thérapeutiques. Il faut aussi être présent d’esprit. Lors des études, ce qui est important, c’est la discipline. Il y a de nombreuses notions à maîtriser, dont l’anatomie et la physiologie », de dire l’ostéopathe.
Lorsque Mme Dion a terminé ses études à l’Académie d’ostéopathie de Montréal, elle a commencé à traiter certains clients tout en continuant l’enseignement : « Je pratiquais l’ostéopathie un peu à temps perdu. Deux ans après, j’avais suffisamment de clients pour m’adonner uniquement à ce métier. C’est un travail qui demande une certaine disponibilité et un suivi détaillé de l’état de ses clients. »
Telle mère, tel fils!
« Mon fils, à la suite de son baccalauréat en finance, s’est tourné vers les études ostéopathiques. Je crois que ce pourquoi les jeunes s’intéressent à l’ostéopathie est le contact avec le client et le fait qu’il soit très reconnaissant de notre travail. » Malgré les longues études exigées, Mme Dion précise que c’est comme n’importe quel programme universitaire, tout le monde peut y arriver. « Au bout du compte, ça en vaut vraiment la peine! »
