Il est vrai que le secteur de l’agronomie est méconnu du grand public. Pourtant, chaque gorgée de lait ou chaque bouchée d’une bonne salade verte produite au Québec sont souvent le résultat d’un travail d’équipe où l’agronome joue un rôle très important. Parfois confondu avec le métier d’agriculteur, l’agronome est pourtant un conseiller scientifique intervenant auprès du milieu de l’agriculture et celui de l’agroalimentaire.
Plusieurs champs d’activité sont liés à la profession, ce qui explique pourquoi plusieurs baccalauréats permettent l’accès à celle-ci. Un étudiant peut tout aussi bien se spécialiser en productions animales, en productions végétales, en agroenvironnement, qu’en gestion et financement des entreprises agricoles. La transformation alimentaire, l’aménagement et la conservation des sols sont aussi des domaines qui se rapportent à l’agronomie. Que l’étudiant préfère travailler dans un bureau, sur le terrain en collaboration avec les producteurs agricoles ou avec les transformateurs de produits alimentaires, chacun peut y trouver son compte.
Cependant, l’obtention d’un baccalauréat ne fait pas automatique d’un étudiant un agronome...
Certes, pour devenir agronome il faut absolument obtenir un baccalauréat, mais celui-ci doit être l’un de ceux reconnus par l’Ordre des agronomes du Québec. En effet, cet organisme a pour mission d’encadrer les activités professionnelles de ses membres afin de s’assurer que le public reçoive les services appropriés. En ce sens, seuls les étudiants qui auront réussi l’examen d’admission de l’Ordre des agronomes du Québec pourront utiliser le titre d’agronome et poser les actes professionnels qui lui sont réservés.
Que puis-je faire si je suis agronome?
Une fois membre de l’Ordre des agronomes du Québec, plusieurs portes s’ouvrent. Les chiffres actuels démontrent un taux de placement de plus de 90 % dans le secteur de l’agronomie. Un large éventail d’emplois est possible pour le nouveau travailleur, que ce soit à titre de conseiller en production agricole, de consultant, d’agent de développement, de conseiller en production horticole, de représentant commercial ou même encore de chercheur. Par ailleurs, le métier d’enseignant n’est pas à écarter, en plus de celui de journaliste spécialisé ni même les carrières en financement agricole.
Pour ce qui est des employeurs envisageables, le spectre est vaste. Des organismes gouvernementaux aux entreprises de services-conseils en passant par des entreprises privées, tous sont des milieux où il est possible de se tailler une brillante place. Fait intéressant, étant donné que le taux de placement est excellent et qu’une pénurie de main-d'œuvre est en croissance, il est plus facile pour les étudiants de dénicher un travail qui leur convient parfaitement.
Portrait de la profession actuelle
Actuellement, selon les statistiques fournies par l’Ordre des agronomes du Québec, en 2010, on comptait un peu plus 3 300 agronomes au Québec. Pour ce qui est des domaines d’intervention, le tiers des employés ont préféré opter pour celui du conseil, le quart celui de l’économie agroalimentaire et le reste est réparti à l’intérieur d’activités telles que la recherche, la gestion de projets, l’inspection, l’enseignement ou autres.
Si je désire être un agronome de qualité, je dois avoir…
Qu’est-ce qui pourrait bien pousser les jeunes à vouloir poursuivre leurs études jusqu’au baccalauréat dans le domaine de l’agronomie? Les réponses sont pourtant multiples : le désir de travailler concrètement à la protection de l’environnement, l’envie de contribuer au bien-être de la société par la qualité de son alimentation... nous serons bientôt 9 milliards d’humains sur la planète, il existe donc un beau défi d’arriver à nourrir toutes ces personnes dans le respect de notre environnement!
L’agronomie requiert aussi quelques intérêts ou qualités préalables à l’exercice de la profession. Tout d’abord, il faut aimer les sciences, l’analyse et la résolution de problèmes, la transmission de connaissances et le contact avec les gens. Par la suite, il faut posséder une certaine habileté à communiquer et vulgariser l’information, il faut aussi être polyvalent et avoir une aisance à travailler en d’équipe.

